Plus de 800 000 nouveaux sites Internet sont mis en ligne chaque jour. Environ 90 % des données numériques disponibles sur le Web ont été créées durant les deux dernières années. Chaque minute, Google gère plus de 4 millions de recherches, Facebook 2,5 millions de partages, et YouTube 72 heures de vidéos.

D’où la question aussi simple que capitale pour les producteurs de contenus culturels : comment faire pour se démarquer ? Autrement dit, comment faire pour attirer l’attention des publics potentiels ?

« Le problème de base pour nous, maintenant que nous sommes en ligne, c’est de réussir à capter l’attention de quelqu’un, expliquait récemment au Devoir le directeur de Paris Match Olivier Royant. Avant, notre magazine était acheté une fois par semaine. Aujourd’hui, avec nos applications, les gens sont en contact avec nous plusieurs fois par jour. Ils cheminent avec nous et il faut pouvoir les accompagner. Mais pour les accompagner, il faut d’abord les trouver et les intéresser. »

Un directeur du New York Times a déjà résumé le problème ainsi : avant, son édition en kiosque compétitionnait avec une poignée d’autres quotidiens ; maintenant, en ligne, son site d’information se bat contre des milliers et des milliers d’autres sources de nouvelles et de divertissement, dont Angry Birds.

Article complet disponible à ledevoir.com

Dans le monde de la programmation « télévisuelle », la recherche est relativement simple. Par contre, la découverte, qui est un processus imparfait où l’on s’expose à l’inconnu en quête de l’indéfinissable – « je saurai ce que je veux lorsque je le verrai… », est plus compliquée.

Il n’existe aucune ligne de démarcation nette entre la recherche et la découverte. Elles font partie d’un continuum. À un bout se trouve une recherche ciblée d’un élément de contenu précis, alors qu’à l’autre se trouve une immersion dans un vaste univers de contenu à croissance exponentielle, et l’on espère obtenir un résultat heureux. Le point idéal se trouve quelque part entre les deux, où l’on cherche quelque chose à l’intérieur de certains paramètres.

Aucun doute, les motivations des téléspectateurs pour regarder une émission de « télévision » varient grandement. Mes motivations se classent en trois catégories principales :

  • APPRENDRE : Savoir ce qui se passe dans le monde, mon pays, ma collectivité.
  • PARTAGER : Regarder des émissions avec d’autres et bavarder pendant et après l’émission, par exemple autour du fameux refroidisseur d’eau.
  • RELAXER : Débrancher et divertir mon cerveau qui est sinon toujours occupé.

Toutefois, il existe bien d’autres manières d’apprendre, de partager et de relaxer. Par exemple, je peux obtenir des nouvelles, y compris celles de Radio-Canada, de nombreuses autres sources sur plusieurs plateformes. Je peux partager d’autres types d’expériences avec ma famille et mes amis. En ce qui concerne les bavardages autour du refroidisseur d’eau, ils ont pour la plupart disparu depuis que les gens regardent une large gamme d’émissions. À part les discussions de partisans en ligne, notre obsession collective pour savoir qui a tiré sur J. R. ou qui a tué Laura Palmer a disparu. Finalement, bien que s’affaler devant un écran soit une façon irréfléchie de mettre son cerveau au repos, d’autres activités comme l’exercice et la méditation donnent de bien meilleurs résultats pour le corps et l’esprit!

Alors pour que je continue à regarder des émissions de « télévision », il doit y avoir des émissions qui m’intéressent. Il fut un temps où j’étais heureux de regarder les épisodes de l’Île de Gilligan l’une après l’autre en revenant de l’école, mais aujourd’hui mes attentes sont plus grandes. Je veux maintenant des émissions bien réalisées, dont le scénario est bien ficelé et les scènes bien jouées (que ce soit un drame ou une comédie). Cela comprend le contenu canadien qui donne une image unique et authentique de l’endroit.

De plus, je dois avoir accès aux émissions à un prix raisonnable. Mais au-delà de ça, je dois pouvoir trouver ou « découvrir » de nouvelles émissions.

Selon mon expérience, beaucoup de modifications pourraient être apportées au continuum recherche-découverte pour améliorer l’expérience des téléspectateurs. Voici mais 6 meilleures idées à ce sujet– je vous les donne comme ça sans vraiment tenir compte des modèles d’entreprise bien établis ou de la technologie actuelle. ;o)

  • L’utilisation de diverses télécommandes met à l’épreuve la patience du téléspectateur (la population est vieillissante au Canada, il faut en tenir compte). Une télécommande universelle simple ou un clavier simple serait utile.
  • Même chose pour les guides de programmation. Permettez-moi de chercher des émissions à l’aide des mots que je choisis.

Un menu de recherche structuré par genres et par langue plutôt que par canal permettant serait utile. Pensez aux catégories fournies par les services de musique en continu. Les téléspectateurs ne savent pas si telle émission est présentée sur V ou Radio-Canada ni même où elle se trouve dans la grille et ils s’en fichent.

  • Il faudrait mettre en place un modèle hybride de diffusion en continu et de diffusion sur demande plus transparent. Maintenir la diffusion des émissions prévues qui sont dignes de la distribution obligatoire. Toutes les autres émissions, qu’il s’agisse d’émissions sorties récemment ou encore de contenu moins connu ou de la longue traîne, seraient offertes sur demande par le distributeur de la première diffusion, dans le but de remplacer le système de « fenêtre » de sortie. Un régime de licences collectives, comme celui utilisé dans le domaine de la musique, fournirait la rémunération, en plus des revenus provenant des abonnements et des publicités ciblées.
  • Les algorithmes sont géniaux, mais sont limités. Il me serait utile d’avoir des critiques et des recommandations d’autres téléspectateurs pour choisir une émission. En plus des de permettre aux téléspectateurs de rédiger une critique, il faudrait leur permettre de voter sur les émissions en utilisant les télécommandes universelles mentionnées précédemment. Il serait bien de créer différentes catégories de téléspectateurs, incluant les critiques, comme le fait Rotten Tomatoes.
  • Les mots à eux seuls ne me donnent pas assez de renseignements pour décider si je veux regarder l’émission. Les bandes-annonces par contre sont bien plus convaincantes et ne durent qu’une minute ou deux. Une image vaut mille mots.
  • Il faudrait indiquer le pays d’origine d’une émission afin que les téléspectateurs puissent trouver les émissions du pays de leur choix, y compris le Canada.

Ne pensez-vous pas que la découverte pourrait être beaucoup plus facile, plaisante, et satisfaisante?

Qu’y a-t-il de bon à la télé ce soir? C’est la très populaire question autour de laquelle le CRTC conviera tous les intervenants du milieu de la télévision à une grande discussion, avec pour objectif d’améliorer la «découvrabilité» des contenus télévisuels en cette époque de multiplication des canaux.

Les 1er et 3 décembre prochains, Vancouver et Montréal tiendront respectivement deux conférences intitulées «En route vers le Sommet de la découvrabilité». L’organisateur, le CRTC, souhaite qu’elles puissent déboucher sur de nouvelles solutions pour que les consommateurs arrivent à retrouver le contenu qui les attire et que les producteurs arrivent à faire remarquer le leur.

«À la fin des années 60, il n’y avait que quelques chaînes et ce sont elles qui jouaient le rôle de curation», commence par expliquer le président du CRTC, Jean-Pierre Blais, en entrevue avec La Presse.

Article complet disponible à lapresse.ca 

Chez nous, on est des amoureux de musique.  On écoute de tout, du rock au country en passant la le jazz, le classique etc… La musique on la découvre d’une manière bien particulière.  Lorsque nous partons sur la route pour quelques heures en famille, nous utilisons à tour de rôle, le bouton « Scan » de la radio du véhicule pour changer de chaîne.  Le conducteur commence.  Donc, c’est toujours moi… ou presque!  Nous sommes 3 dans la voiture, mon fils, ma conjointe et moi.  Je commence.  Je « Scan » jusqu’à ce que je trouve une chanson que j’aime ou bien que je reconnaisse une sonorité qui m’allume.  Ensuite on écoute la chanson ensemble.  Si tout le monde la connaît, tout le monde chante.  Sinon, on utilise une application de reconnaissance de chanson comme Shazam, par exemple, pour ajouter la chanson à notre liste de lecture sur Google Play musique (ou autre).  Une fois la chanson terminée, c’est autour d’une autre personne dans le véhicule à choisir la prochaine chanson.  C’est toujours un peu plus long quand ma conjointe choisie la sienne… inexplicable!  Publicités par ci, informations par là, suivi de la circulation… et bla bla bla… nous ce que nous aimons c’est la musique… la musique de chez nous, d’ailleurs, en français, en anglais, tempo rapide, tempo lent… peu importe, la musique nous inspire, elle nous diverti et elle nous fait rêver!  Vive la musique!

OTTAWA – The CRTC has announced plans to hold two events leading up to its Discoverability Summit next May.

In collaboration with the National Film Board of Canada (NFB), the Commission will host the first event in Vancouver on December 1st at The Chan Centre for Performing Arts from 9:00 AM to 12:30 PM. As Cartt.ca reported, ‘En route to the Discoverability Summit: Content in the Age of Abundance’ will be moderated by CBC Radio Spark host and creator Nora Young, and feature Tony Chapman, founder and CEO of Tony Chapman Reactions, as the keynote speaker.

Discussions will focus on English-language markets, the CRTC confirmed Tuesday. Attendance will be by invitation due to the limited number of seats, but will be live streamed on the CRTC’s YouTube channel.

A second ‘En route’ event, focusing on French-language markets, will take place in Montreal. Details for this event will be released shortly.

Read the full news article at cartt.ca

Major summits—those meetings of minds that gather together thought-leaders to tackle existential questions in the face of looming crisis—tend to have the nasty habit of being too little, too late. That’s especially true of cultural industries, which rely on rapidly evolving technology but tend to see it as a kind of frightening arcana than as an ally. Take, for instance, a seminal meeting in 2000, when Hilary Rosen, head of the Recording Industry Association of America, convened the world’s top record-label execs, still buzzing from yet another fantastic year for the industry: they made $14.6 billion the year before. Rosen brought them together to talk about some new-fangled thing the kids called Napster. From John Seabrook’s The Song Machine:

“So I set up a computer,” Rosen recalled in the film Downloaded, “and I said, OK [Sony Music CEO] Tommy [Mottola], what’s your latest single?’ or ‘Michelle [Anthony, a top executive under Mottola], what’s your latest single?’ Literally we played ‘Stump the Napster.’ ” Every song the record men in the room could think of was available. In his 2003 book about Napster, All the Rave, Joseph Menn also described this meeting: “As the crowd grew increasingly uncomfortable, a Sony executive tried to cut the tension. ‘Are you sure suing them is enough?’ he asked. The capper came when someone suggested a hunt for the ‘NSYNC song Bye Bye Bye. The cut had been on the radio for just three days, and the CD hadn’t been released for sale yet. And there it was.”

2000 may have been the last great year for record labels. Even after the meeting, the execs had no idea what to do about Napster, so they sued it into oblivion—which, as continued piracy proves, may have not been so wise. Industry revenues have since been halved.

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Le 3 novembre 2015 – Gatineau et Montréal – Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et l’Office national du film du Canada (ONF)

Le contenu audiovisuel est omniprésent : à la télévision, sur Internet, sur les téléphones intelligents et les tablettes. En cette ère d’abondance, la découvrabilité est essentielle.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), en collaboration avec l’Office national du film du Canada (ONF), tiendra à Vancouver, le 1er décembre 2015, un événement pour amorcer la conversation sur la découvrabilité du contenu.

L’ère de l’abondance

Des centaines séries télé scénarisées et autres sont créées au Canada, aux États-Unis et dans d’autres pays à travers le monde. L’on estime que plus de 400 séries télé scénarisées sont en cours de développement en Amérique du Nord seulement. De plus, une multitude de services de diffusion en continu sont disponibles dans le monde entier.

Bon nombre de téléspectateurs disent qu’ils sont bombardés de choix et qu’ils ont de la difficulté à trouver le contenu qu’ils veulent regarder. Ils se demandent de moins en moins « qu’est-ce qui est à l’horaire », mais plutôt « qu’est-ce que je devrais regarder? » Et en cette ère, les méthodes traditionnelles pour découvrir du contenu doivent évoluer. De quelle façon les téléspectateurs peuvent-ils trouver plus facilement le contenu qu’ils souhaitent regarder? Comment les créateurs s’y prennent-ils pour faire voir leur contenu aux téléspectateurs? Voilà le concept de la découvrabilité!

Le Sommet de la découvrabilité

En mai 2016, le CRTC et l’ONF tiendront le Sommet de la découvrabilité, un événement unique et exceptionnel d’envergure internationale. Le Sommet servira de tribune d’apprentissage et de discussions créatives pour trouver de nouvelles stratégies, de nouveaux outils et de nouvelles approches en vue de relever le défi que pose la découvrabilité.

Événements En Route

En prélude au Sommet de la découvrabilité, le CRTC et l’ONF organisent deux événements préliminaires qui s’intitulent En route vers le Sommet de la découvrabilité : le contenu à l’ère de l’abondance, afin d’amorcer la discussion. Des spécialistes de divers domaines y seront pour formuler des idées et des stratégies préliminaires et pour donner l’élan au Sommet de la découvrabilité. La participation sera sur invitation, car le nombre de places est limité.

Vancouver

Le premier événement En route aura lieu à Vancouver, au Chan Centre for Performing Arts, le 1er décembre 2015, de 9 h à 12 h 30. Les discussions porteront sur les marchés de langue anglaise. L’événement sera diffusé en direct sur le Web, alors assurez-vous de vous abonner à la chaîne YouTube du CRTC et soyez à l’écoute le 1er décembre! L’événement de Vancouver sera animé par Nora Young, animatrice et créatrice de l’émission Spark à la radio de la CBC, et accueillera Tony Chapman, fondateur et PDG de Tony Chapman Reactions, à titre de conférencier principal.

Montréal

Un deuxième événement En route, axé sur les marchés de langue française, se tiendra à Montréal. Restez à l’affût, car d’autres renseignements sur cet événement suivront.

Pour obtenir les dernières nouvelles et pour vous joindre à la conversation à propos de la découvrabilité :

Faits saillants

  • La découvrabilité est un défi national et international dans plusieurs domaines, notamment, l’audiovisuel, la musique et l’édition de livres.
  • Le CRTC et l’ONF organisent conjointement deux événements préliminaires au Sommet de la découvrabilité qui aura lieu en 2016.
  • Le premier événement préliminaire se tiendra à Vancouver, au Chan Centre for Performing Arts, le 1er décembre 2015 de 9 h à 12 h 30.
  • Un deuxième événement préliminaire se tiendra à Montréal. D’autres renseignements à propos de cet événement suivront.

Citations

« Nous vivons dans une ère où le contenu est omniprésent. Nous pouvons le regarder n’importe quand, n’importe où et sur l’appareil de notre choix. La découvrabilité est essentielle pour garantir que les téléspectateurs peuvent trouver du contenu qui est pertinent pour eux et que les créateurs peuvent trouver un auditoire pour leurs productions créatives. La découvrabilité est un défi ici au Canada et à l’international.

Nous sommes heureux de nous associer à l’ONF, une organisation qui a un excellent bilan en matière d’expérimentation d’outils technologiques, pour organiser le Sommet de la découvrabilité ainsi que les deux événements préliminaires. Les événements qui auront lieu à Vancouver et à Montréal réuniront des spécialistes canadiens et étrangers et auront pour but de déterminer les tendances technologiques, culturelles, sociales et comportementales qui devraient être examinées. »

– Jean-Pierre Blais, président et premier dirigeant, CRTC

« L’idée du CRTC de tenir un forum sur les enjeux de la découvrabilité est une occasion unique de susciter une réflexion à propos de l’impact des technologies numériques tant sur les contenus produits que sur la manière de rejoindre le public et d’engager une véritable relation avec lui.

Pour l’ONF, c’est aussi une occasion, à titre de producteur et de distributeur public, de partager nos expériences et expertises sur ces enjeux. Le changement est immuable, nous devons agir. C’est ce que nous avons toujours fait, et c’est ce que nous poursuivrons à travers cette importante initiative. »

– Claude Joli-Coeur, commissaire du gouvernement à la cinématographie et président de l’ONF

Ma femme et moi faisions du ménage dans notre débarras l’autre jour et nous sommes tombés sur de vieux vinyles 33 tours de ma jeunesse – des albums de Dire Straits, Madonna, T’Pau, Crowded House, ainsi que plusieurs microsillons de Martine St-Clair (que voulez-vous, j’avais le béguin pour elle à l’adolescence!). Pendant qu’on regardait les albums, nous nous demandions ce qu’on allait en faire. Nous n’avons pas de tourne-disque et nous écoutons maintenant la musique sur disques compacts ou sur nos appareils mobiles.

Mais finalement, je me suis dit qu’un de ces albums, Brothers in Arms de Dire Straits, pourrait intéresser mon fils de 17 ans. Non pas parce que je voulais lui faire écouter de la « bonne musique », mais parce qu’il écoute déjà ce genre de musique qu’il a découvert par lui-même. Comment est-ce arrivé? Ce que je trouve intéressant, c’est que son amour pour les vieux groupes et autres genres de musique lui vient de diverses sources, en explorant par lui-même ou avec ses amis différents genres musicaux. Bien sûr, YouTube lui donne des coups de pouce utiles de temps en temps – qui n’a jamais écouté une pièce musicale parce qu’une application lui a suggéré de la musique semblable à celle qu’il aime. Et pour ces raisons, la musique qu’il écoute n’appartient pas à une catégorie de musique précise. Il peut aussi bien écouter du Ron Sexsmith que du Daniel Bélanger, ou certaines chansons japonaises incompréhensibles qui devaient ressembler à de la musique qu’il aime!

En l’espace de 30 ans, nous sommes passés d’une méthode programmée et très linéaire de découverte de contenu, où quelqu’un, comme un animateur de MuchMusic, nous guidait vers du nouveau matériel, à une où l’influence peut venir de toutes sortes de directions. Alors qui sera l’ambassadeur qui nous guidera pour explorer ce nouveau monde? Et est-ce nécessaire que cet ambassadeur soit humain?

P.-S. Comme je m’y attendais, mon fils était très heureux de s’approprier l’album 33 tours de Dire Straits. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à trouver un tourne-disque!

Is our marketplace under siege or underdeveloped?

 Is there too much content or too little of the right content?

 Is our content trapped or is it now business without boundaries?

These are three of the questions that we will explore during my Keynote Address at the Discoverability Summit, hosted by The CRTC and the National Film Board on December 1, 2015, in Vancouver. www.discoverability.ca

Forces of change are rendering a new marketplace. Traditional broadcasters and brands are starving for cash, creators, producers and new distributors for an opportunity, and many of the old players are being dis-intermediated.

Almost anyone, anywhere, can create and publish, and that is driving an explosive growth in the abundance of content. Supply far outstrips demand; audiences have shattered, media continues to fragment and the new Titans; Google, Facebook, YouTube, Twitter, Instagram, Huffington Post, BuzzFeed, etc., are trying to bring calm, control, and curation to this chaos.

The consumer is no longer a pawn, they are fully in charge. Armed with increasingly smarter and more intuitive devices, they have their content and community, they desire, within arms reach. No longer tethered to broadcasters who once dictated choice, time, and boundary they have moved with force from sedentary viewing to streaming, from linear to multi-screen and gamification, and their palette is shifting from ‘mass to my’ content.

The ‘Command and Control’ Gatekeepers with their fixed schedules and budgets have surrendered their keys. In their place are monetization models including subscription, pay for view, ad and brand sponsored, and crowd-funded. Business to business platforms is caving under the weight of direct to consumer. Social media is replacing the need for an instant hit. Around the corner is a world of hyper-connectivity, where 20 billion ‘machines’ will be connected all with the goal of enabling lives and livelihood.

For Canadian content producers and distributors, it is our time to realize our destiny, to capitalize on the opportunity. To create content that is worth discovering.

News, sports, and water cooler discussion shows will continue to create a market for appointment viewing. Big budget, professionally produced content will continue to draw big audiences. Curated user generated content, world’s worst home videos, first dances; cute puppies will have their 15 Megs of Fame. Just in time content that enhances the human’s experiences with their machines and platforms or simply entertains as they live, work, play and even shunted around in their driverless cars. Niche markets that serve culture, ethnicity, curiosity, behaviour or deep dives into long tail passions are all valid and worth serving.

In this new world order, trust and talent, not timetables will matter most. The content that best feeds the viewer’s appetite for funny, scary, love, fear, knowledge, purpose, first to know, self-actualization, tribal, etc. will win. Why? Emotion and need fires engagement and engagement will always be the oxygen of our industry.

This industry will be no ‘skip pin the park’. Demand will never match supply as the barriers to creating content continue to collapse. Technology will do more for less, and the digital natives of Generation Y and Z will create, collaborate and mash as second nature.

Subsidization will decrease resulting in discoverability becoming the lifeblood of our respective enterprises. The creators and distributors that harness the power and potential of data to shape their stories and distribution paths will hold a trump card of immense value. Quality Algorithms that values engagement over eyeballs will emerge. Big data and powerful technology will map out each viewer’s journey and offer monetization opportunities at every touch point. Did the content inspire and motivate the viewer to consume more? Did it motivate the use of a second screen to explore or discover more, to dive deeper, to invite, share, contribute or even fund the content? Did it add to the building of a passionate community? Did the viewing experience trigger adjacent purchases?

This is our time, Canada’s time, to re-imagine, re-invent and re-act to Content in the Age of Abundance. Join in the conversation at the CRTC’s and NFB’s Discoverability Summit. Watch it live at www.discoverability.ca on December 1st and use #discoverability on social media during the event.

Re-Act with me @TonyChapman and tony@tonychapmanreactions.com

Ne pas être préoccupé de la présence et de la visibilité des contenus des industries culturelles et créatives sur le web, c’est, pour une institution: attendre d’être obsolète ou, pour une entreprise:  être bientôt ou déjà mise hors jeu par les grands intermédiaires technologiques.

Article complet disponible au joseeplamondon.com