ET L’INTERNET A TOUT CHANGÉ…

Enfant, j’apprenais l’existence de nouveaux films et séries télévisées dans la cour d’école. À l’époque, la découvrabilité, c’était le bouche-à-oreille. Cependant, cette méthode ne s’avérait pas efficace parce que le film ou le premier épisode avait déjà été diffusé…

Quelques années plus tard, le bouche-à-oreille a gagné en efficacité, car il arrivait parfois qu’un camarade eût la bonne idée d’enregistrer le premier épisode sur une cassette VHS. Aussi, je pouvais louer les films au club vidéo.

Et l’Internet a tout changé…

Je n’ai plus jamais manqué le premier épisode parce qu’il est possible de le regarder à n’importe quel moment. Toutefois, 400 heures de contenu sont téléversées chaque minute, et ce, seulement sur YouTube. Or, il me reste 44 ans à vivre selon Statistiques Canada. Comme je ne peux pas tout voir et écouter, que faire?

Mes amis et mes chroniqueurs préférés continuent à me suggérer leurs coups de cœur, mais ils font face eux aussi à la surabondance de contenu. Je peux compter sur les bandes-annonces, mais après en avoir regardé plusieurs, je perds parfois l’envie d’écouter une émission ou un film. Je peux suivre les recommandations des fournisseurs de contenu en ligne, mais je crois que leurs algorithmes ont de la difficulté à me cerner, car j’apprécie des œuvres de genres trop différents. De toute façon, est-il vraiment sain de se contenter toujours du même genre? Les goûts n’évoluent-ils pas au cours de notre vie? Pour reconnaître ce que l’on aime, ne faut-il pas aussi savoir ce que l’on déteste? Pour découvrir de nouveaux territoires, ne faut-il pas sortir des sentiers battus? Je vous pose la question à nouveau : que faire?