Réglementation des médias et politique publique au Canada

De quelle façon le gouvernement règlemente-t-il les médias et concrétise-t-il la politique publique?

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JOUR : 10 mai
HEURE : 11 H 25 - 12 H 40

Des représentants d’organismes de réglementation internationaux et des experts discutent de façon franche et concrète des pratiques exemplaires en matière de réglementation à l’échelle mondiale. Ils abordent des sujets comme les approches réglementaires et non réglementaires de la découvrabilité et font état des réussites, des difficultés et des leçons apprises.

Résumé de la vidéo

La réglementation des médias au Canada est un processus de conciliation. Traditionnellement, les gouvernements de partout dans le monde ont réglementé les médias à l’aide de politiques publiques, comme des primes et des avantages fiscaux, afin de protéger le contenu local contre le libre jeu du marché. Bon nombre de régions dans le monde ont toujours peur de perdre les voix autochtones et de ne plus y avoir accès si aucune réglementation des médias n’est en place pour favoriser l’équité. Avec le développement de médias sur des plateformes de services par contournement non linéaires, la réglementation des nouveaux médias est de plus en plus complexe. Les médias numériques et Internet ont transformé l’espace réservé au contenu, améliorant la découvrabilité des médias. Mais avec ce développement, le contenu a tendance à devenir plus mondial et moins local. Toutefois, les organismes de réglementation des médias, en plus de protéger la diversité locale, ne peuvent faire fi des anciens utilisateurs et des anciennes plateformes. Qui plus est, au Canada, les organismes de réglementation des médias doivent prédire l’évolution des médias. Tout cela vient changer radicalement le rôle du gouvernement dans le domaine de la réglementation des médias : il porte davantage sur l’éducation que la réglementation; et sur la promotion que la protection.

Experts figurant dans la vidéo

Commissioner-Clyburn-headshot

Commissaire, Federal Communications Commission

Foto Comisionada Labardini

Conseillère de l’Institut fédéral des télécommunications au Mexique

NicolTurner-Lee

Vice-présidente et Agente des politiques et de recherche en chef au Multicultural Media, Telecom and Internet Council (MMTC)

Jean-PierreBlais-cropped

Président et premier dirigeant, CRTC

Extraits de la transcription de la vidéo

« Voici l’occasion de parler de la question de la découvrabilité davantage depuis une perspective de politique publique. Le rôle que devrait ou non avoir, dans ce domaine, les gouvernements, les organismes de réglementation pour préserver le bien public qui nous préoccupe généralement. »

« Nous ne hélons plus le taxi, nous l’appelons au moyen de nos appareils mobiles. »

« Rendre le contenu accessible aux personnes handicapées [au moyen] du sous-titrage codé, du langage des signes mexicain, etc. [est] un autre aspect important de la découvrabilité »

« Quoi d’autre? Que regardent les Mexicains, par exemple, en matière de télévision payante? Mises à part les chaînes de télévision, les plus regardées sont Fox, TNT, Discovery Channel, Fox Sports et Golden Movies. »

« Le Mexique est un pays tellement riche en matière de culture, de nourriture, d’histoire, d’archéologie, d’anthropologie, qu’il doit y avoir un moyen de produire et de rentabiliser son contenu local en exploitant cette richesse culturelle. »

« Plus d’une fois à la maison, j’ai dit à ma mère, qui avait plus de 600 chaînes parmi lesquelles choisir, “qu’est-ce qui se passe?” et elle m’a répondu “je joue au Solitaire parce qu’il n’y a rien à regarder.” Et je lui ai alors dit “tu as plus de 600 chaînes” et elle de me répondre “Rien d’intéressant”. On entend ça souvent, tout particulièrement dans les communautés où j’ai grandi, où l’espagnol est la langue maternelle, dans les communautés asiatiques. Il arrive souvent que l’on entende “Rien à la télévision ne correspond à mes intérêts.” »

« Même s’il s’agit d’un média de masse axé sur la demande des consommateurs et donc, souvent, sur la demande majoritaire pour certaines choses… nous devons trouver une place pour la diversité, la diversité des langues, le caractère ethnique. »

« L’équilibre, lorsqu’il s’agit de tenir compte des besoins…de plus de 320 millions de personnes, d’environ 50 millions de personnes handicapées, vous comptez le nombre croissant de différences, les différences régionales, etc. C’est difficile. En tant qu’organisme de réglementation, vous essayez d’être à l’avant-garde ou bien de suivre le rythme des changements ou de ces trajectoires évolutives. »

« [Nous demandons,] “Comment faire pour qu’il y ait une plus grande diversité en matière de propriété, etc.?“ D’un point de vue réglementaire et politique, c’est honnêtement un véritable défi.” »

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