Rentabilisation du contenu canadien par contournement sur le marché mondial

Rentabilisation du contenu vidéo : comment pouvons-nous y arriver?

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JOUR : 11 mai
HEURE : 13 H – 14 H 15

Avec les sources de revenus publicitaires traditionnelles qui s’assèchent, où les créateurs de contenu peuvent-ils aller puiser? Comment appuyer, dans un marché de plus en plus global, la création d’un contenu qui soit à la fois de grande qualité, exportable et découvrable? Est-ce que les campagnes de sociofinancement, la publicité intégrée et les plateformes comme Rumble.com redéfinissent la rentabilisation du contenu dans l’ère numérique? Cette séance examine les modèles de financement du content et de monétisation dans le contexte du paysage international actuel.

Résumé de la vidéo

Le contenu vidéo canadien reste difficile à rentabiliser sur un marché de plus en plus mondialisé. Dans le passé, nous avons davantage centré nos efforts sur la qualité du contenu mais pas autant de dynamisme concernant sa commercialisation, sa rentabilisation, son image de marque et sa découvrabilité. Certes, notre système réglementé nous a bien servi pour le contenu vidéo par contournement, mais les temps changent. Il faut soutenir et rentabiliser à l’échelle mondiale notre contenu de grande qualité exportable et découvrable, à savoir les émissions comme Saving Hope, Orphan Black et Book of Negroes. Dans cette vidéo, Jocelyn Hamilton, présidente de eOne Television, explique pourquoi elle demeure optimiste quant à cette question. Les sociétés comme eOne offrent la possibilité aux créateurs de contenus d’accéder à un plus grand nombre de plateformes comme Yahoo, MSN et AOL. Le groupe explique que, malgré la vigueur de la concurrence, les réseaux de radiodiffusion et la publicité faire par Téléfilm et le Fonds des médias du Canada (FMC) nous permettent de créer des forfaits de contenu d’une manière rendant possible leur vente partout dans le monde, tout en gardant leur conception au Canada. Se reporter aux stratégies dévoilées par Jocelyn Hamilton.

Experts figurant dans la vidéo

Valerie Creighton

Présidente et chef de la direction du Fonds des médias du Canada

chris_pavlovski

PDG, Rumble.com

Francesca Accinelli_5858_Col

Directrice, Promotion et communications nationales – Téléfilm Canada

Jocelyn Hamilton

Présidente, Canada, Entertainment One Television

Extraits de la transcription de la vidéo

« Comment soutenir la création de contenus de grande qualité exportable et découvrable? Plus important encore, de quelle façon les rentabiliser sur ce marché de plus en plus mondialisé? »

« Au cours des 50 dernières années, ou à peu près, nous avons développé dans ce pays un écosystème axé principalement sur le développement et la production de contenus formidables. L’environnement réglementaire obligeait la radiodiffusion ou la distribution fréquente de ces contenus dans une période définie, ou leur présentation dans les grands centres, après quoi tout le monde travaillait à la réalisation du projet suivant. Notre attitude générale dans le passé se caractérisait, certainement, par un dynamisme moindre concernant la commercialisation, la rentabilisation, l’image de marque et la découvrabilité du contenu canadien sur le marché mondial. »

« Le monde aussi autour de nous a changé. La révolution numérique a ouvert des possibilités sans précédent partout pour les contenus, et le contenu par contournement semble être là pour rester. Cette déferlante de contenus offerts se traduit par un choix illimité. Par conséquent, où et comment y retrouver celui du Canada? »

« L’hégémonie de la publicité, comme source de revenus, est sérieusement compromise sur les chaînes de télévision tant traditionnelles que numériques. Les limites du modèle publicitaire ont forcé les acteurs de l’industrie à compter sur plusieurs modèles stratégiques de rentabilisation simultanément. Le contenu généré par les utilisateurs sur les plateformes sociales et le contenu par contournement ont permis de contourner ces modèles établis. Une plus grande exploration et une fragmentation encore plus importante en ont résulté, bien sûr. »

« C’est là qu’il nous faut réellement parler de souplesse, du développement de notre capacité à créer des forfaits d’une manière rendant possible leur vente aux quatre coins du monde tout en gardant leur conception au Canada. »

« Les choses s’améliorent. Téléfilm et le FMC ont beaucoup travaillé ensemble pour faire connaître et rendre accessible partout le contenu canadien. »

« Les films indépendants canadiens… Oui, cette année deux de nos films ont été nommés aux Oscars. Dites donc, le chemin parcouru a été long avant que les Canadiens voient enfin du contenu canadien. »

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